Le personnel de la petite enfance malmené par les élus de la ville de Charleville-Mézières

Publié le par cgtcarolo

 

 

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Depuis plusieurs mois, voire depuis plusieurs années, les élus de la ville de Charleville-Mézières semblent vouloir porter un acharnement tout particulier contre les personnels des structures petite enfance. En effet, les élus ont tout d'abord considéré que le personnel petite enfance de la ville de Charleville-Mézières ne faisait pas d'accueil au public occultant ainsi les missions premières de ces agents: accueillir et accompagner les enfants et leur famille dans leur quotidien. Ainsi, contrairement aux autres agents de la ville de Charleville-Mézières faisant de l'accueil au public, le personnel du secteur petite enfance s'est vu refusé l'attribution d'une bonification indiciaire relative aux missions d'accueil du public.

Quelques mois plus tard, malgré les promesses de Mme le Maire de ne fermer aucune structure petite enfance, les élus décidaient sans aucune concertation avec les partenaires sociaux, la fermeture de la halte garderie de la Ronde Couture sous des prétextes fallacieux. Sans trompette ni tambour, le personnel concerné avisé la veille pour le lendemain s'est vu redéployé dans les autres crèches de la ville, la municipalité en profitant au passage pour supprimer des postes dans ce secteur. Soulignons par ailleurs le peu de cas que ces mêmes élus ont témoigné pour les familles concernées  de ce quartier défavorisé. 

Mais cette déconsidération de la part des élus de la ville de Charleville-Mézières ne s'arrête pas là. Après de nombreuses batailles menées par la CGT pour que ces personnels principalement féminin puissent bénéficier de temps partiel au même titre que les autres agents de la ville, notre organisation syndicale avait obtenu que les personnes demandant un temps partiel puissent être remplacées dans les services notamment par les collègues du périscolaire. Cette organisation s'était mise en place dans le respect des règles du décret 2000. Ainsi cette avancée permettait aux professionnels de la petite enfance d'obtenir des temps partiels notamment les mercredis pour être avec leurs enfants, mais aussi avait permis à un personnel extrêment précaire (principalement les animateurs pour lesquels nous nous sommes exprimés à plusieurs  reprises) d'augmenter le taux de travail.    

En Juillet dernier, un préavis de grève est déposé pour une de ces structures petite enfance afin obtenir un rendez vous avec l'adjointe au personnel et d'évoquer avec elle les difficultés et les résistances rencontrées par le personnel face à leur demande de temps partiel.

L'adjointe au personnel nous laisse entendre, suite aux arguments apportés par la CGT, que la situation va se débloquer. Le lendemain, tous les agents concernés sont destinataires d'un courrier signé par l'adjointe au personnel leur signifiant que leurs demandes de temps partiel sont refusées. Cette décision laisse non seulement le personnel dans le désarroi à la veille des congés estivals mais précarise encore davantage les personnes du périscolaire qui voient leur temps de travail encore baissé.

Tout dernièrement, il semblerait que les élus de la ville de Charleville-mézières veuillent encore s'acharner davantage sur ce personnel de la petite enfance en mettant des règles de plus en plus draconiennes dans le fonctionnement quotidien des structures petite enfance.

 

Jusqu'où iront les élus de la ville de Charlevillle-Mézières contre ce personnel qui ne demande qu'à travailler et à être reconnu au même titre que tout autre professionnel?

 

 

 

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